Viticulture durable : quel avenir pour la production viticole ?

A l’heure du changement climatique et de ses conséquences, la filière viticole n’a d’autre choix que de repenser ses pratiques.
Depuis la sélection des cépages cultivés jusqu’à la traçabilité des produits, en passant par l’entretien des hectares de vigne, la vinification ou encore le transport, vignerons et viticulteurs doivent inventer aujourd’hui la viticulture de demain.
TERRA VITIS les accompagne dans cette démarche globale de réflexion, d’adaptation et d’innovation, pour trouver, ensemble, comment rendre la viticulture plus durable.

Quels sont les enjeux de la viticulture de demain ?

Les enjeux de la viticulture de demain sont multiples. Il y a bien sûr le réchauffement climatique, mais également la prise en compte des nouveaux comportements des consommateurs ainsi qu’un manque chronique de main-d’œuvre pour l’ensemble du secteur viticole.

L’adaptation au changement climatique

Avec l’augmentation globale des températures, l’ensemble du vignoble français est et sera confronté à des aléas climatiques de plus en plus nombreux et de plus en plus intenses. Vagues de chaleur, sécheresse, pluies diluviennes, grêle, gel et autres épisodes météorologiques brutaux se multiplient, entraînant avec eux d’importantes conséquences pour la culture de la vigne.

D’après un rapport des chambres d’agriculture, de nombreux viticulteurs remarquent déjà que leurs raisins arrivent à maturité plus tôt (en moyenne une vingtaine de jours d’avance pour le Riesling d’Alsace par exemple) qu’ils sont plus sucrés et que leur acidité est moindre. De fait, les vins produits aujourd’hui sont le fruit de vendanges précoces et ont un taux d’alcool plus important, en moyenne de 0,6 degrés par décennie.

Ces premiers changements liés au bouleversement climatique se font sentir sur l’ensemble du vignoble français, tant en viticulture conventionnelle qu’en viticulture biologique ou biodynamique.

Les nouvelles préoccupations des consommateurs

Avec la prise de conscience des enjeux environnementaux, les consommateurs français sont de plus en plus nombreux à modifier leurs comportements d’achat en fonction de leurs préoccupations environnementales et de santé.
Aujourd’hui, 44 % des Français se disent engagés dans une consommation responsable, et 53,4 % des consommateurs de vin prennent le temps de regarder si la bouteille a une certification environnementale, une part qui monte jusqu’à 69 % chez les 18-35 ans.
La viticulture responsable, qui fait un usage limité et réfléchi de ces produits, apparaît de ce point de vue comme une proposition pertinente, qui peut être complémentaire à la viticulture bio.

Le manque de main d’oeuvre

Bien que la vigne représente aujourd’hui 10% de la surface agricole mondiale, la surface viticole, dans le monde comme en France, diminue, faisant reculer le nombre d’exploitations viticoles et de professionnels du secteur.

Ainsi, l’un des enjeux majeurs de la filière est sans aucun doute le manque de main d’œuvre, qui est d’ores-et-déjà problématique dans de nombreuses régions viticoles.
Les jeunes viticulteurs qui s’installent ou reprennent des domaines viticoles sont de moins en moins nombreux, et il est également devenu difficile de recruter des saisonniers pour vendanger, de même que du personnel qualifié à l’année. Le métier de vigneron, comme celui d’ouvrier viticole, semble séduire de moins en moins, ce qui ne manquera pas de poser problème dans le futur.

Comment faire face aux enjeux de la viticulture tout en préservant le patrimoine viticole ?

Limiter son impact aujourd’hui pour demain

Préparer l’avenir de la viticulture, c’est commencer à agir dès aujourd’hui pour une production vitivinicole plus vertueuse, tant pour l’environnement et la biodiversité que pour les Hommes.
Pour limiter l’impact environnemental du monde de la vigne et du vin, il est essentiel d’adopter une approche globale, qui nous permet de repenser et d’adapter l’ensemble des techniques viticoles, de la vigne au verre, pour aller vers une production de vins plus durable.
Revoir nos manières de cultiver les vignes, de lutter contre les maladies (le mildiou par exemple) et insectes ravageurs, de récolter et trier le raisin, d’en assurer la fermentation au chai ou en cave coopérative… et jusqu’à sa mise en bouteille et son conditionnement.
Nous limitons aussi l’impact environnemental de la viticulture en favorisant autant que possible les circuits courts, en valorisant l’ancrage local et en diminuant au maximum le bilan carbone des exploitations.
Au cœur des vignobles TERRA VITIS, nous démontrons qu’une multitude de petits gestes et bonnes pratiques peuvent être mis en place au sein des parcelles viticoles et des entreprises viticoles en faveur de la préservation des ressources naturelles et de la biodiversité, sans avoir d’impact délétère sur les rendements. De l’enherbement des sols à la lutte biologique, en passant par l’installation de panneaux solaires sur le domaine pour tendre vers l’autonomie énergétique, la valorisation de tous les produits viticoles, la limitation des intrants ou encore la réduction des interventions dans les hectares de vignes, tout est fait pour limiter au maximum l’impact environnemental des travaux viticoles.
De cette façon, les viticulteurs TERRA VITIS favorisent des sols vivants, qui permettront de produire, demain encore, de bons vins.
Anticiper les problématiques de demain, cela implique de se questionner maintenant pour construire un vignoble plus résilient. Travailler la vigne différemment et ce, dès la plantation.
En choisissant des cépages résistants, endémiques (d’origine locale), on réduit considérablement les risques que les plans exigent des interventions répétées pour subsister et prospérer, réduisant de fait le coût environnemental de leur culture.

Repenser les métiers de vigneron et viticulteur

Adapter les techniques vinicoles pour les rendre plus respectueuses de l’environnement est essentiel, mais ce n’est pas suffisant.
Pour s’assurer de la résilience et de la pérennité de notre patrimoine vitivinicole, il faut dès maintenant en préparer la transmission, ce qui passe, entre autres, par sa viabilité économique. Diversifier ses activités et, donc, ses revenus semble être une approche pertinente dans ce cadre : intégration d’autres activités en lien avec le vin comme l’oenotourisme (visite du domaine viticole, dégustation, initiation à l’oenologie…) diversification des cultures (arboriculture, horticulture…), élevage…

Remettre l’humain au coeur du vignoble

Enfin, il semble indispensable de remettre l’humain au cœur du vignoble pour pallier le manque de main d’œuvre. Améliorer les conditions de travail, garantir un accès à la formation, favoriser la transmission de savoir-faire authentiques, transmettre l’amour de la terre vivante et du terroir… 

En d’autres termes, refaire de la viticulture un métier de passionné(e)s, qui auront à cœur de produire du bon vin de la meilleure façon possible.

 

En résumé, construire le vignoble de demain c’est :
● Limiter et réduire son impact environnemental dès aujourd’hui,
● Favoriser une activité pérenne, grâce à un écosystème sain et équilibré et une exploitation résiliente,
● S’adapter dès aujourd’hui en faisant des choix durables.

Forte de près de 25 ans d’échanges, de réflexion et d’expériences, l’association TERRA VITIS accompagne les viticulteurs et viticultrices face aux défis de demain.
Au travers de notre certification environnementale, nous aidons les professionnels à mettre en valeur leurs engagements et garantissons aux consommateurs que leur vin a été produit de façon durable et responsable.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

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